Comeos : Le coût des paiements électroniques en magasin meance de s`envoler. Le Parlement européen role pour le secteur bancaire.

La Belgique connaît un fort taux de pénétration du paiement électronique dans les magasins. Les commerçants ont d'ailleurs conclu un accord avec le secteur bancaire visant à encourager et promouvoir encore davantage le paiement par carte – notamment au travers de la campagne « Payer ? Par carte évidemment ! ». Il est plus sûr, plus simple et, jusqu'à aujourd'hui, également moins cher que le paiement en liquide.

« Le commerçant risque de perdre tout contrôle sur ces paiements par carte », déclare Dominique Michel, administrateur délégué de Comeos. « Les émetteurs de ces cartes et les banques, pourront, si le Parlement européen suit la position de sa commission économique, facturer des frais comme bon leur semble, rendant le paiement électronique hors de prix en Belgique. Au final, c'est le client qui paiera la note ».

La Commission européenne avait formé le projet d'harmoniser les paiements électroniques au sein de l'Europe et de les rendre plus transparents et moins coûteux. « Les coûts payés par les commerçants seraient plafonnés, des règles claires leur permettraient de choisir librement les cartes acceptées dans leurs magasins et de nouveaux opérateurs auraient une véritable opportunité de pénétrer le marché. Cette concurrence pourrait faire encore baisser le coût. »

Le Parlement européen du côté des banques, et non du consommateur

Mais les propositions formulées par la commission économique du Parlement européen vont à l'encontre de ces projets initiaux. « Les frais pour les commerçants vont fortement augmenter », explique D. Michel. « En outre, le secteur des paiements se voit confier les commandes : il déterminera quelle carte vous accepterez en tant que commerçant, et combien vous paierez pour ce service. Cette situation est évidemment inacceptable. Il y a vraiment lieu de se demander ce que font certains députés européens. Se sont-ils laissé convaincre par les banques et le secteur des paiements ? Ils ne défendent en tout cas pas les intérêts des consommateurs. »

Les amendements présentés par le rapporteur au Parlement contiennent quatre éléments critiquables.

  • En tant que commerçant, vous êtes contraint d'accepter tous types de cartes d'un fournisseur.
    Dès que vous acceptez une carte intéressante comme moyen de paiement, vous êtes obligé d'adopter toutes les autres formules de cartes du fournisseur. Même si elles sont hors de prix.
  • En tant que commerçant, vous ne pouvez choisir la formule avec laquelle le client paie.
    Les fournisseurs détermineraient, par la configuration des terminaux de paiement, le système de carte avec lequel le client paiera. Si d'autres systèmes sont également possibles avec une carte de paiement, le commerçant ne pourra plus décider du système utilisé lors du paiement. Le secteur bancaire peut donc imposer au consommateur et au commerçant le système le plus onéreux lié à la carte.
  • Le plafonnement des coûts est compromis.
  • Plus de solutions internationales.

Les chaînes de magasins peuvent en principe confier leurs paiements électroniques à un seul opérateur, officiant dans l'état membre offrant les tarifs les plus intéressants. Cela ne sera plus possible : les paiements effectués par des détenteurs de cartes belges devront être traités en Belgique.

« Le plafond du montant imputé au commerçant lorsqu'un client paie par carte, est supérieur à celui que nous connaissons aujourd'hui en Belgique », déclare D. Michel. « Nous payons généralement un coût fixe par transaction ; or, il sera à présent question d'un pourcentage. Par ailleurs, nous souhaitons laisser la possibilité de répercuter ces coûts sur le consommateur. Nous pouvons ainsi l'orienter vers les solutions les moins onéreuses. »

« Si ces propositions ne sont pas retirées, l'avenir du paiement électronique dans le commerce s'annonce sombre », conclut D. Michel. « Il est tout de même impensable que le commerce soit totalement soumis à l'arbitraire des banques et émetteurs de cartes ».

Source : Comeos


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