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Enquête exclusive de Comeos : les commerçants évaluent les grandes villes

Les membres de Comeos sont actifs dans dix-huit secteurs – des supermarchés aux magasins d'électroménager, des magasins de décoration d'intérieur aux magasins de bricolage et chaînes de mode. Il s'agit d'enseignes généralement très bien représentées dans les rues commerçantes. Ces commerces assurent donc un emploi local direct et renforcent l'attractivité des villes et communes.
« Or, nous constatons qu'il est encore trop peu tenu compte des souhaits et aspirations des commerçants », souligne Dominique Michel, administrateur délégué de Comeos. « Nous avons sélectionné quinze villes belges importantes et avons demandé à nos membres qui possèdent ou envisagent d'ouvrir des magasins dans ces villes, d'évaluer leur politique. En matière de mobilité, de sécurité, de fiscalité, de dynamique commerciale et d'emploi. Les scores attribués sont souvent affligeants ».
C'est surtout la fiscalité qui pose problème
Seul le top trois possède un peu de marge : Tournai avec 55,5%, Hasselt avec 54,9% et Genk avec 54,4%. Les autres villes et communes se situent autour de la moitié - Anvers, Gand, Bruxelles, Courtrai et Mons étant même en échec. « Il n'est pas aisé de comparer les villes entre elles », confie D. Michel. « La taille de la ville, la démographie, la proximité d'autres centres (commerciaux),… Tous ces facteurs jouent un rôle. Mais nous pouvons quand même tirer un certain nombre de conclusions claires – et nous espérons que les administrations locales tiendront compte de nos recommandations lorsqu'elles établiront leur plan de gestion pour la nouvelle législature ».
Plus de 14 taxes locales différentes
La pression fiscale locale est considérée comme beaucoup trop lourde. Courtrai n'obtient que 20 pour cent – la ‘meilleure de la classe' étant Hasselt, avec 40 pour cent. « Les commerçants sont utilisés comme des vaches à lait par des administrations locales », fait remarquer D. Michel. « Taxe de parking, taxe sur les enseignes lumineuses, taxe sur la surface commerciale ou taxe sur la diffusion d'imprimés publicitaires : les villes possèdent jusqu'à quatorze taxes différentes s'appliquant au commerce. Une chaîne de magasins active dans tout le pays doit donc connaître toutes les règles applicables pour tous les sites, respecter les délais de paiement,… Il faut non seulement réduire le nombre de taxes locales, mais celles-ci doivent aussi être harmonisées – et pouvoir être consultées sur un site internet central».
L'innovation bridée
En ce qui concerne les possibilités de rénovation et d'innovation, les commerçants ne sont pas très heureux non plus. « à Anvers et Bruxelles, il est très difficile de développer de nouveaux projets », souligne D. Michel. « Les magasins doivent se réinventer et si nécessaire, déménager ou s'agrandir – mais il faut de l'espace pour cela. Les administrations locales ne comprennent généralement pas que de nouveaux magasins, quelle que soit leur taille, créent de l'emploi. Même les magasins qui sont construits juste en dehors du centre historique : c'est en diversifiant le paysage commercial qu'une ville peut s'avérer plus attrayante pour le shopping ».
Mons et Namur obtiennent un score de 72 pourcent pour leur politique en matière d'implantations commerciales; à Courtrai, seulement 26% des commerçants trouvent qu'il y a suffisamment de surfaces commerciales disponibles.
Sécurité : lutter contre l'impunité
La sécurité est un problème classique pour le commerçant : les vols en magasins coûtent un milliard d'euros par an au secteur. « Mais les commerçants se montrent indulgents dans leur jugement : ils comprennent que les autorités locales sont dépassées par les problèmes. Pire encore : face à l'impunité, la police locale se décourage tout autant que les commerçants eux-mêmes. Mais grâce à des instruments comme les ‘sanctions administratives communales', des armes supplémentaires sont désormais disponibles pour combattre la criminalité en magasin ».
Les rues et les trottoirs sont-ils propres ? Gand, Ostende, Bruges et Courtrai : 80%
Les zones de police locales ont une approche ferme des vols en magasins. Namur : 40%
Dans ce domaine aussi, il appartiendra aux nouvelles majorités communales de prendre les décisions qui s'imposent.
Le bulletin des quinze villes :

1

Tournai

55,5

2

Hasselt

54,9

3

Genk

54,4

4

Louvain

51,9

5

Ostende

51,6

6

Charleroi

51,5

7

Liège

51,4

8

Malines

50,7

9

Namur

50,1

10

Bruges

50,0

11

Anvers

49,8

12

Gand

49,6

13

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