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Effet pervers d'une hausse de la TVA

Parmi les pistes que le gouvernement explore pour garder le budget sous contrôle, il y a une hausse sélective de la TVA. « Mais une telle mesure ne rapporterait rien – et pourrait même coûter de l'argent à l'état », prévient Dominique Michel, administrateur délégué de Comeos. « Le nouveau contrôle budgétaire de fin février est nécessaire parce que le gouvernement avait estimé la croissance de manière trop optimiste à 0,8 pour cent. Et maintenant, on risque d'étouffer complètement la croissance par une hausse de la TVA. »
Pouvoir d'achat
Depuis l'été 2011, le commerce sent que le consommateur regarde à son portefeuille. L'incertitude et la crainte de scénarios catastrophes sur les plans économique et financier mettent la confiance des consommateurs fortement sous pression. « Notre Baromètre du commerce a révélé que la moitié des Belges craignent que leur pouvoir d'achat diminue en 2012 », souligne Dominique Michel. « Une hausse de la TVA constitue la méthode la plus efficace pour faire baisser effectivement ce pouvoir d'achat : le consommateur en ressentira immédiatement l'effet dans son porte-monnaie ».
TVA la plus élevée de la région
En Belgique, la pression de la TVA est déjà supérieure à la moyenne européenne. « Les pays voisins ont une TVA moins élevée et peuvent donc vendre moins cher », poursuit D. Michel. « Les Pays-Bas et l'Allemagne ont un taux de 19 pour cent et la France de 19.6 pour cent. Chaque année, nous perdons déjà 2,5 milliards d'euros de recettes parce que de plus en plus de Belges franchissent la frontière pour faire leurs achats. Une nouvelle hausse de la TVA affaiblirait encore plus notre position concurrentielle. Pour un caddie de 100 euros, vous payez 119 euros aux Pays-Bas et en Allemagne, en France 119,6 et en Belgique 121, demain 122 ou 123 euros. Une différence qui compte. »
Nouvelle flambée du coût salarial en vue
« En France, la hausse de la TVA sera liée à une baisse des charges salariales », précise Dominique Michel. « à partir d'octobre, le taux de TVA passera à 21,2 pour cent – mais couplée à cette diminution des charges salariales, c'est une mesure économique qui doit faire croître la productivité. En Belgique, il s'agit d'une intervention purement fiscale – car l'autre élément passe complètement à la trappe. La hausse de la TVA accentuerait dès lors l'inflation, après quoi l'indexation automatique des salaires ferait à nouveau flamber les charges salariales. Nos coûts salariaux sont déjà quinze pour cent plus élevés que dans les pays voisins – la différence devient intenable pour les entreprises ».
Pour Comeos, une hausse de la TVA coûtera plus à notre société que ce qu'elle ne pourra jamais rapporter. « Des coûts salariaux en hausse, une consommation en berne, des clients délaissant notre pays pour leurs courses : un bilan particulièrement négatif », conclut Dominique Michel.
Source : Comeos

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