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Plan de relance du gouvernement : le consommateur et le commerçant paient l'addition

« Nous sommes particulièrement consternés par les mesures unilatérales qui se trouvent aujourd'hui sur la table du gouvernement », confie Dominique Michel, Administrateur délégué de Comeos. « Ce gouvernement refuse mordicus de faire des économies sur ses propres dépenses – comme cela se fait de manière radicale à l'étranger – ou de s'attaquer aux vrais problèmes tels que le coût du travail. Il fait tout l'inverse : il affaiblit encore davantage la position concurrentielle de nos entreprises. En procédant à un relèvement de la TVA, il enfonce encore davantage d'importants secteurs du commerce. La diminution du tarif réduit – de 6 à 5,5 pour cent – c'est un cache-misère, rien de plus ».

Les produits de base également touchés

« Les calculs parlent d'eux-mêmes », souligne D. Michel. « La diminution du taux de 6% coûtera à l'état 250 millions d'euros, alors que la hausse de 21 à 22 pour cent lui permettra d'engranger plus d'un milliard. La différence sera payée intégralement par le consommateur. C'est une illusion de croire que seuls les produits de luxe seront plus chers : des produits de base seront aussi soumis au taux de TVA majoré ».

Ainsi, passeraient à 22 pour cent, des produits élémentaires comme le matériel scolaire, les savons, les vêtements et chaussures, les frigos et machines à laver, les appareils GSM, le mazout de chauffage, … Dans le budget moyen des ménages - dont une grande partie bénéficiera de la baisse de la TVA de 0,5 % - l'alimentaire ne représente qu'une proportion de 12 pour cent ».

Un nouveau Ford Genk

« Nos commerçants ne pourront pas répercuter intégralement la hausse de la TVA », précise D. Michel. « Des secteurs comme l'habillement, les chaussures et l'électro subissent déjà la concurrence de plein fouet. Cette nouvelle mesure risque de les rendre totalement hors de prix. Nous estimons que la hausse de la TVA sera répercutée pour moitié, tandis que l'autre moitié sera compensée par diverses économies, essentiellement sur l'emploi, dans un secteur qui met au travail plus de 400.000 personnes. D'après une étude de Arthur D. Little, ce sont environ 5.300 emplois qui passeront ainsi à la trappe, l'équivalent d'un nouveau Ford Genk.

« Faire du commerce en Belgique coûte déjà plus cher que dans les pays voisins. Une hausse de la TVA ne fera qu'aggraver le problème », conclut Dominique Michel. « Si cette augmentation venait à être confirmée, nous demandons que des mesures soient prises pour compenser la perte pour le secteur ».

Source : Comeos


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