Vandelanotte accountants for franchising

Comeos : pas une grève, mais des blocages (1)

Une action de l'appareil syndical, pas des travailleurs
« La tactique des syndicats est apparue très rapidement », d'après Dominique Michel, l'administrateur délégué de Comeos. « Un piquet de quelques personnes – souvent provenant d'une autre entreprise – laisse rentrer les travailleurs dans le magasin puis bloque l'accès aux clients. Le nombre réduit de personnes participant aux piquets indique que cette grève est très peu suivie. C'est une grève de l'appareil syndical, pas des travailleurs. Dans certains magasins en Wallonie, les serrures ont été démolies, ce qui nécessitera le remplacement de la porte. C'est du sabotage pur et simple ».
Un succès limité en Wallonie et marginal en Flandre
L'appel à l'action a été peu suivi dans le secteur du commerce :
à Bruxelles et en Wallonie, sept magasins sur dix sont ouverts ;
en Flandre, neuf magasins sur dix sont ouverts ;
les travailleurs du secteur du commerce ont donc massivement ignoré l'appel des syndicats, malgré les fortes pressions exercées.
Dommage : trente millions d'euros
Nous estimons pour le moment le dommage à trente millions d'euros. « Il faut distinguer trois grands éléments de coûts », explique Dominique Michel. « Il y a la perte directe subie par les magasins fermés : ce que vous ne vendez pas aujourd'hui, vous ne le récupérez généralement pas demain. Viennent ensuite les coûts salariaux. Lorsque votre personnel se trouve dans le magasin et souhaite travailler mais que l'accès au magasin pour les clients est bloqué par quelques-uns, vous devez payer le salaire de ceux qui veulent travailler. Et troisièmement, il y a les pertes subies au niveau des produits frais, essentiellement. Ces produits n'ont pas été vendus dans les magasins fermés, ont été bloqués lors du transport ou n'ont pas pu quitter les centres de distribution. Dans la plupart des cas, ces marchandises doivent maintenant être détruites ».
Les actions mettent la création d'emploi en danger
En Belgique, le commerce occupe 400.000 personnes – elles sont toutes victimes des actions de grève. « Selon un rapport de la Banque Nationale de Belgique, le commerce belge est déjà le moins rentable de la zone euro », indique Dominique Michel. « Finalement, ce sont les travailleurs et les clients qui sont les dupes d'actions de ce type, et pas le gouvernement contre lequel les syndicats prétendent pourtant diriger leur action de grève. Notre secteur crée chaque année en moyenne trois à quatre mille emplois nouveaux. En raison de la crise, il n'est déjà pas facile d'atteindre ce chiffre. Et ce sont les syndicats qui se rendent coupables de rendre la création d'emplois encore plus difficile ».
« Les commerçants ressentent très fort la crise actuelle », conclut Dominique Michel. « Le consommateur regarde plus que jamais à son portefeuille, les marges sont sous pression, les coûts continuent d'augmenter. Dans pareil contexte, nous devrions tous unir nos forces pour renverser la vapeur et améliorer la situation. C'est tout l'inverse qui se produit aujourd'hui ».
Source : Comeos

Répondez


250 enseignes

Match

Sélection appropriée

Personnel

Contact direct

Gratuite