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Le commerce n'est pas responsable des augmentations de prix

Les principales conclusions de l'Observatoire des prix sont les suivantes :


- l'inflation croît plus rapidement en Belgique que dans les pays voisins et les indices des prix à la consommation restent inférieurs à l'inflation ;
- les marques de distributeurs des commerçants suivent l'évolution des prix des matières premières, contrairement aux grandes marques ;
-les coûts de l'énergie jouent un rôle crucial dans l'augmentation générale des prix.

« Ces conclusions rejoignent celles de notre enquête de conjoncture, que nous avons présentée la semaine dernière, » affirme Dominique Michel, administrateur délégué de Comeos. « Depuis l'an passé, le chiffre d'affaires des commerçants est en hausse mais l'on constate une baisse de la rentabilité, et ce parce que pratiquement tous les coûts augmentent. En outre, bon nombre de ces augmentations sont définitives, contrairement à ce que certains journaux affirment aujourd'hui. Une fois que les coûts salariaux ont augmenté, ils ne diminuent plus. Les coûts de l'énergie ne redescendront pas non plus à leur ancien niveau. Enfin, les fournisseurs « oublient » souvent de répercuter les baisses des prix des matières premières sur les prix facturés aux commerçants ».


L'exemple ci-dessous montre de quels éléments le prix moyen d'une denrée alimentaire est composé.
Le prix du produit est principalement déterminé par le prix d'achat facturé par le fournisseur. « L'Observatoire des prix confirme qu'il existe une différence considérable entre les grandes marques et les marques de distributeurs. Dans le cas de marques de distributeurs, les commerçants ont davantage de contrôle sur l'achat des matières premières, les coûts de production et de transport ; dès lors, les diminutions de coûts se remarquent plus rapidement à la caisse, » poursuit Dominique Michel. « Dans le cas de grandes marques, nous constatons que ce n'est pas le cas. Lorsque les prix des matières premières augmentent, cette augmentation est intégralement répercutée sur la facture du commerçant. Ensuite, ces prix ne diminuent plus ou pratiquement plus ».


Les coûts salariaux ne diminuent jamais

Deuxième élément déterminant : les coûts salariaux. « Or, ceux-ci ne baissent jamais, » explique Dominique Michel. « Suite à l'inflation, certains salaires seront à nouveau indexés prochainement – et les coûts salariaux du commerçant (en tant qu'employeur) deviendront encore plus importants. Il s'agit là d'une nouvelle menace pour la marge nette du commerçant ».

Outre le prix d'achat et les coûts salariaux, d'autres variables mettent actuellement la rentabilité fortement sous pression au sein du commerce, comme les coûts plus élevés de l'énergie et les coûts de transport – lesquels seront également répercutés intégralement sur le commerçant selon les fédérations de transport. « La combinaison de toutes ces augmentations ne peut être compensée avec une marge bénéficiaire de deux à quatre pour cent seulement, » conclut Dominique Michel. « Il est donc normal que le prix de certains produits augmente. Et vu que de nombreux composants du prix ne diminueront pas, le prix à la caisse ne diminuera pas non plus ».

Le commerce belge se dit très confiant quant au projet d'enquête sectorielle en matière de prix des denrées alimentaires du ministre compétent Vincent Van Quickenborne. « Une comparaison avec les Pays-Bas pourrait par exemple démontrer que si les prix à la consommation y sont moins élevés, c'est précisément parce que les coûts de l'énergie, les coûts salariaux et les coûts de transport y sont également moins élevés, » souligne Dominique Michel.


« L'Observatoire des prix confirme les conclusions de notre enquête de conjoncture : les éléments que le commerçant est en mesure de contrôler lui-même entraînent une diminution du prix, » conclut Dominique Michel. « Tous les facteurs externes, tels que les coûts salariaux, les coûts de l'énergie, les coûts de transport, …demeurent élevés et menacent la rentabilité des commerces. Nous le prouvons avec les marques de distributeurs – plus les éléments que le commerçant peut contrôler sont nombreux, plus la définition du prix est saine ».

Source : Comeos


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