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Dossier : A nouvelle criminalité en magasin, nouvelle approche

En 2011, nous avons noté une augmentation du nombre de vols de pas moins de 6,5 pour cent. L'approche en matière de criminalité n'est donc manifestement pas la bonne. « De plus, nous constatons que les magasins ont de plus en plus souvent affaire à des bandes organisées », indique Dominique Michel, administrateur délégué de Comeos. « Vingt, trente personnes – souvent des sans papier – font irruption dans le magasin, s'emparent de tout ce qu'elles peuvent, puis disparaissent. Celui qui ose s'interposer essuie des coups. Les commerçants sont dès lors très inquiets quant à l'intégrité physique de leur personnel et de leurs clients– qui sont de plus en plus confrontés à des actes de violence (souvent gratuite) ».

La quasi-impunité est le nœud du problème. « L'année dernière, ce sont près de 25 000 vols qui ont été enregistrés », précise Dominique Michel. «C'est un tiers de plus qu'il y a cinq ans. Mais le nombre réel est nettement plus élevé. Les commerçants ne déposent quasiment plus plainte, parce qu'aucune suite n'y est réservée. La police intervient, mais croise à nouveau les coupables dans la même rue commerçante un peu plus tard …”

Et les conséquences sont à la hauteur du problème. « Nous avons l'impression que les magasins sont devenus une zone hors-la-loi », poursuit D. Michel. « On ne peut voler nulle part, mais dans un magasin, cela ne paraît pas si grave. Le personnel des magasins et les clients ont un sentiment grandissant d'insécurité – et, si nous n'y prenons garde, ce sentiment pourrait s'étendre à tout l'environnement des zones commerciales. Cette situation coûte déjà un milliard d'euros au commerce par an, ce qui représente les pertes directes augmentées de tous les investissements consentis par les commerçants en matière de prévention et de sécurité. Un milliard d'euros, il ne s'agit plus d'un problème secondaire qui peut être pris à la légère. »

Quatre propositions concrètes

Comeos demande dès lors au nouveau gouvernement qu'il accorde la priorité nécessaire au problème de la criminalité en magasin. Grâce à quatre mesures très concrètes, des résultats peuvent être atteints rapidement.


Alliance contre les criminels

Un Partenariat Vols en magasin, par analogie avec le Partenariat Vols à main armée. Toutes les parties concernées (commerçants, politique locale et fédérale et justice) élaborent une approche intégrée pour les vols en magasin. 
Du ressort des nouveaux ministres de l'Intérieur et de la Justice.
« étant donné qu'une telle approche fait défaut, trop de moyens sont mis en œuvre en ordre dispersé », regrette Dominique Michel. « Des précisions quant au rôle du commerçant, à l'intervention de la police et aux poursuites par la justice feront croître l'efficacité et réduiront donc la facture ».


Déploiement national de la procédure de comparution immédiate

La politique du tac au tac appliquée à Anvers doit être étendue à l'ensemble du pays. Pour les chaînes de magasins qui possèdent des établissements dans toutes les régions, une approche uniforme constitue certainement un must absolu.
Un défi à relever par le nouveau ministre de la Justice
« à peine la moitié des vols en magasin sont déclarés par les commerçants », souligne Dominique Michel. « Il s'agit généralement de montants relativement petits, et c'est tellement fréquent que la justice n'y accorde absolument aucune priorité. à Anvers, quelque trois cents voleurs ont été condamnés dans le cadre de la procédure de comparution immédiate. Simplement augmenter les chances que les auteurs soient pris n'est pas une solution : la police se décourage à force de constater qu'aucune poursuite n'est entamée. Les voleurs doivent être effectivement sanctionnés et doivent savoir qu'il n'y aura plus la moindre impunité ».
Dans le modèle anversois, les vols inférieurs à 300 euros sont remboursés aux commerçants et le voleur se voit infliger une amende qui doit être payée dans les trois mois. Pour les vols supérieurs à trois cents euros, le voleur est cité plus rapidement à comparaître.


Un transport de fonds plus simple et moins coûteux

La législation qui règle le transport de fonds n'est pas adaptée à la réalité. Sans compromettre la sécurité, le transport peut être organisé plus simplement, plus efficacement et à un moindre coût. Les pouvoirs publics doivent aussi garantir un service minimum.
Un défi à relever par les nouveaux ministres de l'Intérieur et de l'économie.
« L'introduction de la valise intelligente a déjà permis de réduire la criminalité », admet Dominique Michel. “Les commerçants ont lourdement investi dans l'infrastructure nécessaire pour ces valises. Mais de nombreuses lois et règles n'y sont pas encore adaptées. Ainsi le port d'arme obligatoire des agents de sécurité est-il devenu de facto superflu. De plus, le recours à plus d'un agent de sécurité date d'une autre époque. Ces aspects rendent le transport de fonds inutilement coûteux et complexe. »
« Depuis la disparition de Brink's, c'est un quasi-monopole qui règne sur le marché du transport de fonds », poursuit D. Michel. « Ces valises intelligentes font en sorte qu'il est trop coûteux pour de nouveaux acteurs d'offrir leurs services dans notre pays. Nous demandons dès lors une garantie de services minimums : si ce seul fournisseur vient à faire défaut (en raison de conflits sociaux ou d'autres circonstances), les commerçants doivent avoir la garantie que l'argent sera acheminé et enlevé en toute sécurité ».


élimination de la discrimination entre commerçants en matière de déduction fiscale

Les plus petits magasins bénéficient d'une déduction fiscale majorée pour les investissements en sécurité. Nous demandons que cette déduction s'applique à tous les commerçants – en premier lieu à tous les indépendants, quelle que soit leur taille.
C'est le nouveau ministre des Finances qui devra s'y atteler.
« Nos membres investissent annuellement au moins deux cent millions d'euros dans la sécurité », fait remarquer Dominique Michel. « Seuls les très petits magasins, exploités par des indépendants, bénéficient d'un avantage fiscal pour les investissements. Nous souhaitons que cette mesure soit étendue, en premier lieu à tous les indépendants, qu'ils fassent partie ou non d'une chaîne et ensuite, à tous les commerçants, car les grands magasins investissent plus que d'autres dans l'amélioration de la sécurité ».

Source : Comeos


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