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L`UCM demande un plan anti-faillites

Avec 12.306 entreprises qui ont fait faillite en 2013, le record de faillites a été battu cette année avec une augmentation de 11,35 % par rapport à 2012. Selon Graydon, c'est au niveau de la Wallonie (+ 13,9 %) et de la Région bruxelloise (+ 17,6 %) que l'augmentation est la plus forte. Ce constat est d'autant plus inquiétant qu'entre 2011 et 2012 le nombre de faillites avaient baissé dans ces deux régions.

Autre constat alarmant : plus d'un tiers (35 %) des entreprises qui font faillite ont moins de 5 ans et près de deux tiers (61 %) moins de 10 ans.

Des dispositifs existent comme les Centres pour entrepreneurs en difficulté en Wallonie et à Bruxelles, la loi sur la continuité des entreprises, les dispenses de paiement des cotisations sociales, l'assurance sociale en cas de faillite, des réductions de charges sociales ciblées sur les TPE, etc. Mais c`est encore insuffisant.

Face à cette situation l'UCM demande de renforcer la politique de lutte contre les faillites via un plan en 4 axes :

Réductions drastiques des charges sociales et fiscales. Il faut réduire les charges en tous genres qui pèsent lourdement sur les entreprises. Plus particulièrement les petites. Il est urgent de prendre des mesures, notamment pour réduire le coût du travail et notre handicap salarial.

Prévention. Ce sont les jeunes entreprises qui font le plus souvent faillite, il faut mieux les accompagner de manière systématique durant les trois premières années et s'assurer que les entrepreneurs disposent dès le départ de compétences minimales de gestion. De plus, les dispositifs actuels d'accompagnement des entreprises en difficultés sont malheureusement trop tardifs. Il faut donc mettre en place un outil qui permet d'identifier les entreprises qui vont mal et leur proposer pro-activement des solutions pour éviter la faillite.

Ponctualité dans les paiements. Les délais de paiement effectifs pratiqués par les pouvoirs publics belges sont en moyenne de 69 jours. C'est beaucoup trop quand on sait qu'un tiers des faillites sont dues à des retards de paiement. Il faut réduire ces délais à des niveaux acceptables en particulier au niveau des communes où la situation est vraiment problématique.

Tolérance. Lorsque les entrepreneurs font face à des difficultés, des majorations importantes en matière de TVA, ONSS, intérêts de retard pour non-paiement des impôts, etc. s'accumulent et enterrent parfois littéralement les entreprises. Il est parfois possible d'exempter les entreprises de ces punitions afin de leur permettre de s'en sortir. Cette possibilité devrait être utilisée pour toutes les entreprises qui sont en difficulté.

Source : UCM


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