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La suppression des pièces de un et deux centimes d`euro : le politique sème la confusion.

La décision de retirer progressivement les pièces de un et deux centimes de la circulation a déjà été annoncée à plusieurs reprises. La semaine dernière, la proposition a été rejetée, contre toute attente, en deuxième lecture par la Conseil des ministres fédéral. Cette décision a suscité l'incompréhension des parties concernées.

Et voilà qu'aujourd'hui, la proposition est quand même approuvée, certes sous une forme fortement amendée : l'arrondi aux cinq centimes (un ticket de caisse de 90,02 euros devant être arrondi à 90 euros et celui de 90,04 euros à 90,05 euros) a subitement quand même été accepté, même uniquement pour les paiements en liquide. Les consommateurs qui paieront avec leur carte ne bénéficieront pas de cet arrondi.

Vaudeville

« Le gouvernement en fait un véritable vaudeville », déplore Dominique Michel, Administrateur délégué de Comeos. « Un tel système n'est tout simplement pas praticable. Ni pour le commerçant, ni pour le consommateur. Vous ne saurez combien vous devez payer à la caisse de votre magasin qu'une fois que vous aurez choisi votre moyen de paiement. Quant au commerçant, il devra donc garder deux options ouvertes, alors que le client penchera naturellement pour le montant le plus bas. Paiement en liquide quand c'est à son avantage et paiement électronique ou au moyen de chèques-repas dans les autres cas. Vous ne sauriez faire plus compliqué ! Ce qui devait s'avérer une simplification se mue donc en un inextricable désordre ».

« Nous avons consenti d'importants efforts pour arriver à un accord pouvant agréer toutes les parties », souligne D. Michel. « Nous l'avons fait à la demande des autorités : frapper ces petites pièces leur coûte en effet davantage que la valeur même de ces centimes. Les commerçants, les organisations de défense des consommateurs, le secteur bancaire, la Banque Nationale de Belgique et l'Observatoire des Prix : tous ont adhéré à l'accord. Et maintenant le gouvernement le fait voler en éclats, sans la moindre consultation. Le politique sème vraiment la confusion : d'abord annoncer la mesure à maintes reprises, ensuite démolir la proposition, et présenter maintenant les choses comme si rien n'avait été changé à l'accord,… ».

Beaucoup de bruit pour rien

« Le pire, c'est que le politique a fait beaucoup de bruit pour rien », ajoute D. Michel. « Le choix d'arrondir revient en effet au commerçant. Il va y regarder à deux fois avant d'appliquer l'arrondi, car cela rendra la situation horriblement complexe pour le client, sans oublier qu'il perdra énormément d'argent à la fin de la journée. J'espère que les députés montreront qu'ils disposent de davantage de bon sens », conclut D. Michel. « Le Parlement peut en effet encore s'opposer à ce système et j'espère sincèrement qu'il le fera ».

Source : Comeos


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