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Le COVID-19, Un Accélérateur De Tendances?

Après les diagnostics médicaux, c’est le diagnostic post-confinement qui est en train de tomber pour le retail. Préoccupant pour certains secteurs, prometteur pour d’autres. Voici 5 tendances déjà bien présentes avant le COVID-19 et que cette nouvelle crise vient résolument renforcer.

Le retour du commerce de proximité et des circuits courts

Si les commerces alimentaires sortent gagnants de cette crise du COVID-19, ce constat est à différencier par type d’enseigne.

Les véritables gagnants auront été les commerces de proximité. Un constat qui semble logique : en France, pendant plusieurs semaines les citoyens n’ont été autorisés à se déplacer que dans un rayon bien déterminé autour de leur domicile. En Belgique et au Luxembourg aussi, les déplacements inutiles hors de sa commune étaient déconseillés.

Mais nous pensons qu’il y a plus que cela : le confinement, en forçant un repli des gens sur leur quartier, semble avoir fait (re)découvrir à certains leur environnement immédiat. Il aura également été l’occasion pour beaucoup de retisser des liens avec des commerçants et des producteurs locaux. En témoigne le succès des épiceries locales, des ventes à la ferme et de concepts comme « La Ruche qui dit oui », qui ont su attirer une nouvelle clientèle. Les circuits courts sont d’autant plus plébiscités que la pandémie a renforcé la méfiance vis-à-vis des produits issus de la mondialisation. Que va-t-il rester de ces nouvelles habitudes ?

À l’inverse, les hypermarchés ont le moral en berne. Pas en chiffres absolus : comme les autres commerces alimentaires, ils ont vu leur chiffre d’affaires grimper pendant la crise du coronavirus. Mais comparativement, cette hausse était bien moins importante que pour les supermarchés et magasins de proximité. Nous voyons donc que les hypermarchés semblent poursuivre leur tendance au déclin.

Le bio a la cote

Depuis le début de la crise sanitaire, nous constatons que la consommation des produits bio, qui était déjà en croissance, a augmenté bien plus fort que celle des produits non bio. C’est dû tant à une fréquentation accrue des épiceries bio et des fermes pendant le confinement qu’à un changement de choix dans les grandes surfaces.

Le COVID-19 a manifestement incité les gens à prendre soin de leur bien-être et de leur santé. Le bio étant perçu comme plus sain, c’est vers lui que beaucoup se sont naturellement tournés. Et cette tendance ne concerne d’ailleurs pas que l’alimentaire, mais aussi les produits d’entretien, d’hygiène…

E-commerce, livraison à domicile, drive : les formules à succès

Le confinement a vu une explosion des ventes en ligne à un niveau jamais observé en Europe. Les grands acteurs de l’e-commerce en ont logiquement bénéficié, mais nous nous réjouissons aussi de voir que la crise a poussé enfin le retail à rattraper son retard, et en un temps record. En effet, bon nombre de commerces physiques ont créé en catastrophe des webshops à l’annonce du confinement.

De leur côté, les villes ont pris de nombreuses initiatives pour fédérer les efforts des commerçants. Certaines ont simplement répertorié et listé les commerces qui vendent en ligne, livrent à domicile, etc. sur leur territoire. D’autres sont allées un pas plus loin, comme Angers. Avec le soutien de la ville, 200 commerçants y ont créé une plateforme commune, Angersshopping. Les commerçants peuvent y vendre leurs produits, sans frais supplémentaires.

Quant aux plateformes existantes d’e-commerce local, le COVID-19 leur a donné un véritable coup de fouet. Comme Letzshop, au Grand-Duché du Luxembourg – un pays qui était plutôt à la traîne en termes d’e-commerce. Letzshop a vu son assortiment croître de 15 % en trois mois, tandis que le nombre d’utilisateurs a quasi quadruplé. Comme quoi, la crise n’a pas bénéficié qu’à Amazon, mais à tout l’e-commerce. Nous sommes persuadés que si on offre des alternatives aux consommateurs, ils préfèrent réellement soutenir les enseignes locales.

La livraison à domicile est plébiscitée…

…dans une période où on a moins envie de se mêler aux autres, y compris pour les courses alimentaires. Elle aura été une solution pour de nombreux restaurateurs, mais aussi un service fort sollicité dans les grandes surfaces alimentaires (pour celles qui la proposaient encore). Sans compter des concepts comme HelloFresh, spécialiste de la livraison à domicile de boîtes de repas, qui a vu son chiffre d’affaires bondir de 66 % rien qu’au premier trimestre de 2020.

Même succès pour les formules drive ou click & collect, qui avaient déjà la cote avant le COVID-19 : certains drives ont vu leur chiffre d’affaires tripler, d’autres parvenant même à quasi égaler le chiffre d’affaires du magasin physique auxquels ils sont rattachés.

Les magasins physiques de textile dégringolent

L’e-commerce donne bien du fil à retordre aux enseignes physiques du secteur de l’habillement. Là encore, il s’agit d’une tendance qui date d’avant le coronavirus. Mais le confinement a vu adhérer à l’e-commerce un public qui ne s’y était jamais frotté auparavant. Et le retail textile fait partie des secteurs qui en paient les frais, plus que les autres. Camaïeu, Naf-naf, La Halle, André… les enseignes françaises sont particulièrement touchées par cette évolution.

Quels que soient les repreneurs de ces marques en difficulté, nous pensons qu’il leur faudra impérativement revoir ces concepts, au risque de les voir définitivement plonger. Nous conseillons :

  • d’héberger les enseignes dans des établissements de formats mieux adaptés à la localisation, avec une offre adéquate ;
  • d’afficher plus clairement le positionnement de la marque : moyen, bas… ?
  • de saisir l’opportunité du retail phygital de proximité de demain, en offrant ainsi une expérience unique et en jouant sur les complémentarités physique – numérique. Sans oublier une meilleure adaptation à la réalité locale.

La seconde main devient un premier choix

Aujourd’hui, les consommateurs sont plus attentifs, arbitrent davantage, cherchent les meilleurs prix et prennent plus de temps pour se décider. Nous sommes persuadés que les effets de la crise sur les finances du consommateur ne feront que poursuivre cette tendance à une rationalisation de la consommation.

Et une des solutions toutes trouvées pour à la fois consommer moins cher, se délester de ses vêtements et objets devenus indésirables et même se faire un peu d’argent, c’est la seconde main. Si les friperies existent depuis longtemps, la vague de consommation durable et responsable leur a donné un second souffle. Alors que 47 % des Français achetaient d’occasion en 2008, ils étaient 60 % dix ans plus tard.

Marketplace cartonne, tandis qu’un site comme Vinted vit une ascension spectaculaire. La plateforme compte déjà 25 millions de membres à travers le monde. Rien qu’en France, en un an, les transactions ont augmenté de 230 % et 400.000 articles y ont été ajoutés, à un prix moyen de 15 euros. Ce qui fait désormais de Vinted un sérieux concurrent des multinationales de vente en ligne. D’ailleurs, d’après Médiamétrie, 1,5 million d’internautes consultent Vinted quotidiennement, ce qui le place dans le top 5 du e-commerce, juste derrière eBay.

Et vous ? Comment envisagez-vous votre projet commercial dans un monde bouleversé par le COVID-19 ?

Nous sommes là pour vous accompagner.

Nous analysons les tendances et étudions le marché pour optimiser la (re)localisation de vos projets.


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